Un exemple de comment cultiver l’abondance (avec l’oca du Pérou)

êtite récolte d'ocas du Pérou

J’avais envie de te parler d’abondance au jardin en te présentant en même temps une culture un peu nouvelle, exotique et originale : l’oca du Pérou.

Ce tubercule aux nombreuses variétés nous vient des Andes, tout comme la pomme de terre.

Pourtant, il n’est pas de la famille des solanacées comme cette dernière. C’est une oxalys, comme l’oxalys, l’oseille ou encore la capucine tubéreuse, excellente également, et qui nous vient pareillement des antiques trésors andins.

D’ailleurs, l’oca du Pérou a bien, et c’est troublant, un petit goût d’oseille… fondant et délicieux… avec une pointe de patate et de châtaigne…

 

deux jeunes ocas


L’origine de la culture de l’oca

est la montagne et les vallées andines. C’est ainsi que je me souviens en avoir vu sur les étals, si beaux, si colorés, si divers, si chatoyants, d’un marché local, non loin de Cuzco. Et ce, même si à l’époque j’ignorai à peu près tout de la botanique et du jardinage.

 

De son origine à l’art de le cultiver :

Cette origine est essentielle pour comprendre comment le cultiver vers l’abondance, et pourquoi il lui faut autant de temps pour arriver à maturité…

En effet, l’oca a certes besoin d’un été chaud et assez long, mais surtout d’un automne long et d’un début d’hiver relativement clément et sans trop de gelées. Sa culture est donc bien indiquée pour nos contrées aux vues des changements climatiques en cours.

Autrefois, on le cultivait peu car l’on pouvait craindre un arrêt brutal du développement souterrain de ses rhizomes avec de précoces gelées un peu fortes.

ocas a fleur de terre

C’est bien moins le cas aujourd’hui. Ainsi, je vis dans le Berry, et à l’heure où je vous parle, fin décembre, nous n’avons eu qu’une unique gelée véritable, un moins un bien médiocre il y a un mois. Les tiges des ocas n’ont quasiment pas gelé, et les tubercules continuent de grossir sous terre… cela correspond peu ou prou au climat des vallées des Andes où l’oca est cultivé…

 

Sa culture, vers l’abondance :

Pour réussir sa culture, il est important de comprendre comment ses tubercules nouveaux se forment.

Ainsi, l’oca est une plante rampante qui lance ses tiges autour du pied principal. Il suffit au fil de la saison de pailler et d’arroser régulièrement. Déjà, de planter les ocas sous un fort paillage enrichi de bons fumiers bien décomposés et compostés – celui de nos poules est excellent pour cet usage -, puis de recouvrir les nouvelles tiges qui sortent une fois qu’elles sont bien formées, plutôt vers la fin de saison… 

En effet, c’est le long de ces tiges que se forment les nouveaux tubercules… et ils se forment mieux dans l’obscurité… la plante ne produit quasiment rien avant l’automne. Ainsi, développe-t-elle son feuillage et ses tiges l’été, de préférence mi-ombre, ou en tout cas préservée des fortes canicules.

Puis quand les fraîcheurs automnales arrivent, elle ressent le besoin de faire des réserves… ce sont les fameux tubercules que nous mangeons !

 

Sa récolte :

La récolte est assez simple. Il suffit de soulever le paillage et de ramasser en fonction des besoins – comptez environ de six à dix plants par personne pour en avoir régulièrement. Personnellement, je les mange cuits à la vapeur avec d’autres légumes, et m’en trouve fort bien. Le seul inconvénient est, que, comme pour certains haricots magnifiquement colorés, les ocas perdent leurs couleurs à la cuisson… mais quel goût délicieux et quelle texture unique en bouche !

Sur ces photos on voit quelques-unes des variétés que je cultive…

J’ai fait l’expérience de cultiver l’oca – les deux variétés que l’on voit dans le pot de droite – sur un carré de jardin mi-ombre d’un mètre et quelque de côté. Le résultat est pour moi probant : sur cet à peine plus d’un mètre carrés, j’ai récolté en trois fois, au fil de la saison froide, plus de trois kilos de délicieux petits tubercules andins !

Je suis en train d’acclimater d’autres variétés afin d’augmenter d’année en année la diversité et la production de ces beautés. 

Si tu recherche des ocas, sache que je viens d’ouvrir un site internet spécialement dédié à la vente des plants issus de ma pépinière : c’est ici, et pour les ocas plus spécifiquement, c’est ici.

Merci de m’avoir lu et je te souhaite, ami créateur de bonheur, une excellente journée, et de ne pas oublier de cultiver ton jardin chaque jour sur cette Terre qui nous porte, et nous donne des ailes de désir vital !

Olivier

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