Un chouette moment de connexion avec le Vivant

illustration d'un moment de connexion avec le vivant : animaux, végétaux, gratitude

Alors que la sécheresse sévit à nouveau sévèrement sur le territoire creusois, et que la chaleur est revenue depuis quelques jours, l’automne est arrivé sur le calendrier.

En soi cela ne change rien ! Toujours aucune goutte d’eau à l’horizon, même pas une trace de rosée matinale aujourd’hui. Rien. Nada.

La verdure qui avait doucement commencé à pointer son nez fin août à de nouveau grillé. Poneys et poulets cherchent n’importe quoi de vert à grignoter.

J’ignore vers quoi on avance, mais cela semble peu réjouissant… Globalement. 🤨

Connexion avec le Vivant

Ce matin, après les soins de la tribu, je pars faire le tour du terrain, pour vérifier les clôtures et éventuels dégâts suite aux derniers coups de vent. Le poste électrique ne claque pas comme il le devrait par temps dégagé, et cela me chagrine. Pas de courant dans le fil, signifie porte d’entrée aux intrus et risques de casse par appui de l’intérieur (cheval, chiens).

Il est donc primordial pour ma tranquillité que tout ceci soit fonctionnel.

Sécateur en main, j’emmène chien Rio avec moi. Une centaine de mètres plus loin, je lâche un groupe de poulet pour leur laisser accès à la prairie. Ils seront heureux d’aller farfouiller sous le chêne et dans les crottins des équins. Je me rend alors compte que ChatMi nous à suivi ! C’est suffisamment rare pour être mentionné.

Surtout en présence de Rio qui est souvent enclin à lui courir après. 🙄

Curieusement, malgré les bons parfois improbables de la minette dans les herbes sèches, le chien ne s’en préoccupe pas. Tant mieux, car cela aurait rendu le moment pénible et agaçant. Je coupe autour du fil, pour retirer tout ce qui fait masse, et ce sur quelques 1000m de distance. Le bois mort tombé est remis au pied du grillage systématiquement.

Les chevaux (Olivo et Ernest) se joignent à nous un instant, l’air curieux.

C’est vraiment un chouette moment de connexion avec la Nature, avec le Vivant.

Malgré un paysage desséché, l’instant est magique.

Le fait que ChatMi m’accompagne, augmente l’intensité des émotions et du ressenti. C’est avec beaucoup de sourires et de joie dans le coeur que je poursuis mon parcours et mes contrôles. 💚

ChatMi dans la prairie
ChatMi dans la prairie

Perturbations naturelles

Arrivée à l’autre bout du terrain, derrière la zone humide, je constate que Olivo à taillé tous les petits merisiers que j’aimerai greffer. 🤭 En soi ce n’est pas très grave puisque je les couperai si je m’en sers pour greffer. Et puis une petite taille naturelle ne peut que les renforcer. Il a surtout grignoté toutes les pointes en hauteur, et pas forcément les autres tiges. Curieux !

D’ailleurs il y a de plus en plus de merisiers à pousser, et je devrais éclaircir tout ça. Apprendre à greffer, trouver les greffons adapter, et savoir quoi, quand et comment faire sont les futures étapes. C’était prévu pour cette année, mais ça a loupé… santé et météo défavorables s’étend invitées.

Si ça ne se fait pas… c’est juste que ce n’est pas le bon timing.

En attendant dès qu’il aura plu et que la terre sera propice à déterrer quelques jeunes plants, je tenterai d’installer les surplus dans les parcs à poules. Quitte à éclaircir, autant leur donner une chance ailleurs sur le terrain. Je ne suis pas fan des merises, mais je suis certaines que les poulets vont adorer !

Et plus il y aura d’arbres et autres végétaux, moins on souffrira des futures canicules.

ChatMi au premier plan, les merisiers au fond et entre la zone humide
ChatMi devant, sortant de la zone humide, les plans de merisiers se détachent au fond.

Regarder en arrière

Bien sûr j’aimerai que tout aille plus vite. J’aurai souhaité que tous les végétaux plantés en 2023 (pas loin de 500) et suivants soient en vie et grandissent. On est loin du compte. Très loin.

C’est assez décourageant et démoralisant.

Cet été, 2 arbres fruitiers et le grand saule pleureur ont cassé au niveau du tronc. Un coup de vent, et crac, par terre (ou sur le grillage, histoire de m’occuper un peu plus). Le saule est reparti du pied. Le poirier fera peut être de même. Et le mirabellier semble avoir accepté sa réparation par attelle… Beaucoup d’autres arbres et arbustes qui avaient survécu jusque là aux diverses intempéries et conditions climatiques difficiles, sont morts. Y compris des petits fruitiers qui jusque là c’était bien développés et étaient productifs. 😢 Plusieurs grands arbres dans le bois également, ne repartiront pas.

La Nature agit et fait son tri. Seuls les plus résistants et résilients sortiront vainqueurs.

Lorsque la tristesse de toutes ces pertes me gagne, je regarde en arrière. Lorsque j’ai acheté, il n’y avait rien qu’une prairie sur-exploitée et broyée régulièrement. Pas un roncier, plus de haie, pas d’herbes sauvages, juste un terrain bien tassé par le piétinement des troupeaux bovins et le passage répété des tracteurs.

Alors oui, je voudrai que les plantations évoluent plus vite et se multiplient, mais au final, j’ai tout de même quelques beaux arbres qui poussent bien.

Et pour le reste, sans doute que ce n’était pas leur place et que je trouverai mieux ou plus adapté au biotope du terrain.

J’observe, j’expérimente, j’apprends. Et je recommence encore et encore. Tant que je le peux.

Chaque nouvelle petite amélioration me remplie de joie, de gratitude et de bienveillance.

C’était une belle matinée, sans chaleur écrasante, en compagnie des animaux et des végétaux.

à bientôt !

Olivo le cheval brun et Ernest le poney jaune sur la prairie desséchée par les canicules et le vent.
Olivo le cheval et Ernest le poney sur la prairie desséchée.
Si tu as aimé cet article, tu es libre de le partager sur tes réseaux. Merci à toi !

Laisser un commentaire