TDAH & sommeil 😴

illustration de l'hyperactivité mentale freinant le repos et le sommeil chez une femme neurodivergente (TDAH)

Jusqu’alors je n’avais pas concrètement fait le lien…

Bien entendu que lorsque je suis en manque de sommeil… tout au quotidien est plus difficile ! 

Cela reste toutefois nuancé et nombre de paramètres sont à garder en compte, à commencer par la personnalité de chacun.

Les troubles comme le TDAH ou le TSA pourraient être étroitement liés au sommeil, ou inversement. Aujourd’hui je voudrait plutôt parler du TDAH et de ses implications. Je n’ai pas encore, à ce propos, suffisamment de recul ni d’informations concernant le Trouble du Spectre Autistique.

TDAH : Trouble Difficitaire de l’Attention avec (ou sans) Hyperactivité

Je pose le tableau immédiatement : pour ma part, c’est incontestablement AVEC hyperactivité !! 😅 Ce qui, depuis aussi loin que je me souvienne, épuisait régulièrement mon entourage. 😕

Cela allant indifféremment de l’activité physique à psychique… en permanence. Ne « rien faire » ne fait pas partie de mon vocabulaire et représente une vraie contrainte pour moi.

Identifier ce trouble (il y a un peu plus d’un an maintenant) a été une véritable révélation et un soulagement.

Pouvoir (enfin) poser des mots sur ma façon d’être et sur des comportements que je contrôle parfois difficilement (voire même pas du tout 🫢) a permit de m’apaiser.

Le savoir ne résout rien en soi, les troubles restent présents. Toutefois, une meilleure compréhension m’a offert la possibilité de moins culpabiliser, et d’accepter officiellement d’être totalement différente de la majorité de la population.

Comprendre pourquoi :

  • je suis toujours en mouvement,
  • je ne parviens pas à me poser,
  • certaines actions sont vouées à l’échec (et d’autres à la réussite),
  • je perçois le monde différemment,
  • les relations entre humains me sont si compliquées…

À ce magnifique tableau viennent s’ajouter une hypersensibilité généralisée à tous les sens, une dysrégulation des émotions (c’est particulièrement handicapant en société) et plusieurs traits caractéristiques de trouble autistique.

Et voilà un joli portrait résumé de Gaëlle 😁 !

Et le sommeil alors ?? Quel lien avec le TDAH ?

Depuis aussi loin que remontent mes souvenirs… le sommeil a toujours été un challenge pour moi.

Très jeune je lisais une partie de la nuit, sous la couette avec ma lampe de poche. Plus tard, j’ai continué, sans me cacher. Puis sont venus les écrans (qui soit dit en passant n’arrangent rien), internet, les smartphones, le tout numérique et un mode de vie en constante accélération.

Travailler de nuit ne m’a jamais posé de problème ! Il est même fort probable que je me reposais mieux ensuite, puisque j’ai ainsi vécu durant des années… Enfin je crois.

Les compétitions équestres nocturnes étaient mes favorites et là où j’excellais sans forcer en surpassant souvent tous mes concurrents. Je comprends pourquoi à présent !! Ce qui semblait être une montagne pour beaucoup, était facile pour moi !

Cela correspondait exactement à la façon de fonctionner de mon cerveau atypique.  👍🏼

Une récente intervention du professeur Nader Perroud à ce sujet, sur la chaine Métamorphose, apporte des réponses et de nouvelles perspectives en matière de sommeil.

Et si mes troubles du sommeil étaient liés au TDAH ?

Et si le TDAH contribuait à ma défaillance de sommeil ?

 

Ce que je retiens, quelques soient les causes et liens possibles :

Un manque de sommeil va directement augmenter mes symptômes TDAH

Cela semble être une évidence, et pourtant ça ne l’était pas jusqu’à maintenant !

Les neurodivergences

La neurodivergence désigne les variations du fonctionnement cérébral et cognitif qui s’écartent des normes sociales dominantes. Ce concept, introduit par la sociologue Judy Singer en 1998, promeut l’idée que ces différences sont des variations naturelles de la biologie humaine plutôt que des pathologies.

Les neurodivergences incluent principalement :

  • Le trouble du spectre autistique (TSA)

  • Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

  • Les troubles des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie)

  • Le haut potentiel intellectuel (HPI)

  • Le syndrome de Gilles de la Tourette 

Estimée entre 15 et 20 % de la population, la neurodivergence englobe des défis (comme la régulation sensorielle ou les interactions sociales) mais aussi des forces (créativité, pensée originale, hyperfocalisation).

🧠 Être neurodivergent ne signifie donc pas simplement « penser différemment » : cela peut modifier très concrètement l’attention, la perception sensorielle, les émotions, l’organisation, les interactions sociales ou encore le rapport au temps et au sommeil.

Mieux comprendre son propre fonctionnement permet d’arrêter de vouloir à tout prix fonctionner comme tout le monde…

et se concentrer plutôt sur : comment fonctionner au mieux avec le cerveau que l’on a. 💚

 

Pour info :

Un sommet (organisé par mon ami Loïc Plisson) dédié à l’autisme, se déroule très prochainement : 8 jours pour mieux comprendre l’autisme & trouver des repères concrets pour le quotidien.

C’est en ligne et c’est gratuit. J’ai hâte de le découvrir moi aussi, pour en apprendre davantage encore !

Voici le lien pour t’y inscrire, si cela te parle ou te concerne :  Le sommet de l’autisme

visuel du sommet de l'autisme

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