Lettre ouverte aux parents de celle que j’aime

gaelle libre

J’ai longuement hésité à écrire cette lettre, à la rendre publique, ou pas.

Je me suis peut-être trop souvent dit que ce serait une folie ou une hérésie.

Mais je me suis sans doute plus souvent encore dit que c’était nécessaire.

J’ai dû la laisser courir dans ma tête des dizaines de fois sans jamais oser la laisser se formuler vraiment, sans jamais oser en rien noter.

J’ai vu et ressenti et compris de près quelque chose qu’on ne peut pas transmettre par des voies ordinaires.

Parce que ce n’est pas quelque chose d’ordinaire.

Parce que c’est une chose qui oblige la conscience à dépasser les limites de sa compréhension commune, quotidienne, des choses.

Je dois donc faire ressentir le chemin que ma conscience a dû parcourir pour arriver à comprendre une situation qui n’a rien d’ordinaire.

Une situation qui implique un PN, une femme belle et libre, moi, et vous. Mais qui implique surtout notre sensibilité et notre humanité à tous.

 

Parents

Jusqu’à preuves du contraire et sauf cas rares de perversions graves, nos parents sont les êtres qui nous sont le plus proches. Ceux qui nous connaissent le mieux, avec qui un lien d’amour existe non pas pour quelque temps, mais pour la vie entière. Un lien inconditionnel, si l’on cherche bien au fond de son coeur.

Mais un PN cherchera à pervertir tous les liens, même les inconditionnels (peut-être même avant tout, car ça le fait perversement jouir, bien sûr!).

L’amour d’une mère pour son enfant est inconditionnel. L’enfant aurait commis le pire des crimes que la mère l’aimerait toujours. Sauf rares exceptions. Il y en a toujours dans la nature ou dans l’ordre des choses… Mais bon… je ne pense pas que ce soit le cas ici…

Je ne sais pas ce que c’est que d’avoir des enfants, et ne souhaite pas forcément le savoir dans un temps pareil. Mais j’ai des parents. Et je sais que l’amour qu’ils me portent, l’un comme l’autre, est inconditionnel.

 

Autopsie d’un PN

J’ai il y a peu commis un texte explicitant un peu ce que votre fille (et un peu moi-même) a dû traverser, et de quelle emprise mensongère, de quelle prise perverse, elle a dû s’arracher, s’extraire, se libérer. C’est lisible ici.

Ce qui est difficile à faire comprendre à la conscience commune qui n’a jamais vécu cela c’est qu’une chose, un être, une aberration des lois morales, comme un pervers narcissique, puisse exister.

C’est d’autant plus difficile à faire comprendre à ceux qui croient connaître un tel PN presque un peu comme l’homme idéal pour leur fille, le gendre parfait, l’homme bon et toujours prêt à aider (sauf sa victime bien sûr…). Car il ne vous montrera toujours que l’aspect de lui-même qu’il veut bien vous montrer, celui qui ne fait qu’embellir son égo. Et il dira toujours nécessairement du mal de votre fille et de ceux (comme moi) qui ne croient rien de ses mensonges permanents.

 

Absurdité morale

Difficile de faire comprendre que quelque chose comme un PN puisse exister. Je n’aurai pas moi-même déjà croisé un PN en l’ayant vu agir (disant publiquement d’une amie qu’elle était l’amour de sa vie, tout en lui faisant vivre intimement les pires revirements et horreurs morales, avant d’agonir en injures à son sujet et à tout propos parce qu’il avait échoué), j’aurai probablement eu plus de difficultés à analyser les choses et à comprendre.

L’humain a naturellement tendance à croire que l’autre humain qu’il a en face de lui est conformé moralement comme lui, obéit aux mêmes prérogatives morales. Il n’imagine pas spontanément avoir un Hannibal Lecter de la conscience morale en face de lui, autrement dit un psychopathe.

 

Névrose et psychopathie

Un ancien voisin et ami disait souvent qu’on a tous nos névroses, et que quelque-uns seulement, rares, ont des psychopathies. C’est-à-dire des déviances mentales non pas occasionnelles et involontaires, névrotiques, mais profondes, incurables, irréversibles, criminelles.

Le PN est pervers avec sa victime non pas occasionnellement, mais constamment, tout le temps ! Et il a pour unique but de salir, rabaisser et détruire moralement sa victime. Tout en ayant l’air du bien et du bon auprès des proches de sa victime. Si bien que pour vous il aura toujours eu le faciès de l’honnête homme. C’est logique !

Vous ne pouvez donc pas forcément comprendre ce qu’a subi et traversé votre fille. C’est l’une des raisons de cette lettre…

J’ai personnellement vu à l’oeuvre le maléfice chez cet “homme”. Je peux en témoigner… et je ne dis pas maléfice à la légère. Il y a mal façon, mal faire, dans une indéniable volonté de faire le mal.

 

Scène “presque” ordinaire 

Je me souviens d’un dimanche à l’ancien Brahmaland.

Après avoir travaillé avec votre fille sur notre blog naissant, nous étions passé dans la cuisine pour déjeuner pendant que le PN sur la même table que nous consultait une tablette numérique et écoutait les informations télévisuelles du moment.

Scène ordinaire apparemment… Sauf que… Dès que Gaëlle ouvrait la bouche pour dire quelque chose on le sentait fulminer d’énergie haineuse… et à chaque parole qu’elle disait, il répondait le contraire, la rabaissait devant moi… pas juste comme ça, mais constamment, avec une espèce de feu mauvais dans l’oeil, de basse continue de haine, de pulsion de mort qui vous saute au visage. J’ai pris longuement le temps de bien l’observer ce jour-là, pour m’en imprégner l’âme, et je sais bien pourquoi… et du coup rien ne m’échappe du côté affreux qu’il cache à tout le monde…

 

miroir déformant

Gaëlle et moi nous causions à bâtons rompus comme nous en avons l’habitude, car nous nous entendons très bien, et il était là à nous épier tout en faisant semblant de regarder et d’écouter ce qui sortait de sa tablette. Elle lui a plus tard reparlé de cette scène et pour lui, selon ses dires, nous avions “discuté” tout trois comme si de rien n’était… en bons voisins ordinaires… alors que la réalité est tout autre, n’est-ce pas ? Je ne suis pas prêt d’oublier cette scène car elle est révélatrice de qui il est vraiment, et de la façon dont il déforme toujours la réalité pour la montrer à son avantage (retenez bien ce point, c’est capital).

Il est comme un miroir déformant qui ne renvoie toujours de la réalité que l’image fausse et mensongère qui plait à son égo.

 

amour

Je pense sincèrement que la vie n’a qu’un seul but, un seul chemin qui est de nous conduire vers l’amour, d’une manière ou d’une autre. Amitié, amour, piété filiale… il revêt plus d’un visage.

Dans le mot amour, on entend l’âme et le vieux mot our ou ur, qui signifie lumière. C’est l’amour qui donne lumière aux âmes et les fait vibrer. C’est encore lui qui nous relie invisiblement et intimement les uns aux autres.

C’est exactement ce que vise à détruire la perversion narcissique. Maladie lente, progressive, incurable.

 

conclusion

Vous pouvez ne pas me croire.

Vous pouvez ne pas la croire.

Il faudrait que vous puissiez imaginer la détresse qu’elle a traversé et traverse de savoir que pendant sept années elle n’a été rien d’autre pour ce PN que le jouet d’un jeu pervers. Et ce n’est pas un petit abîme. Même si comme toute blessure spirituelle, la guérison s’en opère. Par l’amour, et par la Vie. Par la beauté, et par l’Esprit.

J’espère qu’un jour vous vous rendrez compte qu’elle ne vous a jamais menti une seconde et que cet être – le PN – est un petit être de mensonge sous les apparences trompeuses d’un homme bon – l’Evangile ne parlait-il pas du loup déguisé en agneau ?

Un PN n’est pas un sujet parmi d’autres, c’est le révélateur de la haine envers l’amour et la beauté que voue tout un pan grossier et maléfique du monde. Et ce n’est pas un hasard non plus.

Portez-vous bien, et j’espère qu’un jour, vous qui êtes loin et n’avez pas vécu et vu ce que j’ai vu et vécu, et surtout ce qu’elle a vu et vécu, vous comprendrez et viendrez serrer fort votre fille dans vos bras.

Parce qu’elle en a besoin.

Parce que vous en avez besoin.

Parce qu’il n’y a rien d’autre que l’amour, et qu’on ne saurait vivre sans amour.

Avec mon coeur.

 

Olivier

 

 

Si tu as aimé cet article, tu es libre de le partager sur tes réseaux. Merci à toi !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire