Direction le jardin ce matin, pour l’entretien de l’espace autour des zones de vie. Les touffes d’orties avaient pris bien trop d’ampleur un peu partout ces dernières semaines ! Une petite perturbation, avec valorisation s’impose !
Mais comme toujours, optimisation de la situation et des actions !
Avant de couper ou d’arracher les orties (selon les endroits et les besoins), je commence par récolter toutes les têtes, que je réserve pour divers usages culinaires.
Ce serait idiot de réduire les massifs sans prélever auparavant le meilleur de la plante pour en profiter.
Au fur et à mesure des cueillettes, je réduis les parterres d’orties. Je réalise cela plusieurs fois par an, en fonction des conditions climatiques et donc de la pousse végétale. Pour celles et ceux qui pensent que prélever, couper, voire arracher va détruire les plantes… c’est tout le contraire ! Après cueillette d’une tête d’ortie, il en repoussera 2 sur la tige !

Sur les zones de fréquentation/passages, j’arrache. Sur les zones de massifs, je coupe toutes les tiges âgées et desséchées, pour que la plante reparte plus verte et produise à nouveau de belles têtes propices à être consommées.
Je ne fais rien au hasard, j’observe le Vivant et agis selon mes besoins du moment.
Ce matin je suis longuement assistée de P’tit Mouss’ qui trouve cela passionnant comme activité à faire ensemble ! Je collecte, je coupe, j’arrache et lui il brasse fébrilement la terre dégagée ! Un vrai travail d’équipe… bien que ce remue ménage du sol sous la table n’était pas réellement nécessaire ! 🤭

Utilisations des orties après perturbation
Ce mot perturbation vient aujourd’hui des discours de syntropie, mais il révèle ni plus ni moins, les actions animales (ou autres) faites naturellement sur les végétaux dans un écosystème.
En cuisine ce jour
J’ai collectée un grand nombre de têtes toutes fraîches qui ne demandent qu’à me régaler… Ce sera donc ma classique (et incontournable) recette des oeufs au plat, au milieu d’une fricassée d’orties à l’huile d’olive pimentée.
Facile, rapide, simple et bon ! Mon slogan culinaire !! 😋
Vu la quantité ramassée, j’opte en parallèle pour une soupe 100% maison, que je vais transformer en un délicieux velouté. Des pommes de terre du jardin, ainsi qu’une grosse courgette (à qui je prélève une partie des graines au passage), viennent compléter la recette ultra simple ici aussi. Le tout dans une grande casserole d’eau, à mijoter tranquillement !

Comme j’ai vraiment vu grand, je sors quelques bocaux en prévision de réaliser des conserves au passage. Moi qui ne faisais jamais de conserves (en dehors de la congélation) je trouve cela très amusant depuis que j’ai découvert une technique vraiment simple qui me convient bien. 🤩
On en reparlera à l’occasion !

En séchage pour plus tard
Les 2 tiers des orties récoltées vont aller à sécher. Une partie en tisane, en mélange de plantes sauvages & cultivées, et l’autre en vue d’en profiter plus tard. Soit pour la rations des poulets, soit en cuisine.
Je ne suis pas vraiment équipée pour le séchage des plantes, c’est donc tout au naturel, et par conséquent en petite quantité. C’est passionnant également !

En biomasse et engrais
Les tiges et feuilles épaisses ou anciennes ne sont pas perdues ! Bien au contraire ! Elles vont aller alimenter le compost d’un côté, et de l’autre servir de biomasse au pied de diverses plantations. Je les utilise aussi pour régénérer et enrichir les sols avant culture/plantation.
Je conserve également une petite partie de feuilles que je place dans le fond des pots avant le terreau.
Il est aussi possible de réaliser du purin d’orties en laissant tremper dans de l’eau, pour obtenir un engrais naturel particulièrement riche. J’aimerai à ce propos tester aussi les lactofermentations pour améliorer les sols… mais je me disperse déjà pas mal et ne parviens pas à être partout à la fois !! 😅

🌿 L’ortie, une sauvage aux multiples ressources
Souvent considérée comme une indésirable à éliminer, l’ortie (Urtica dioica notamment) est pourtant une plante intéressante, que j’affectionne particulièrement, aussi bien dans l’assiette qu’au jardin.
Ses jeunes feuilles sont comestibles après cuisson ou transformation et apportent notamment protéines, fibres et minéraux, dont du calcium, du magnésium et du fer, ainsi que différentes vitamines. Leur composition varie toutefois beaucoup selon le sol, la saison et le stade de développement de la plante.
En cuisine, les jeunes pousses peuvent être utilisées dans les soupes, poêlées, pestos, tartes, cakes ou préparations à base de légumes. Une fois correctement séchées, les feuilles peuvent également être conservées pour réaliser des infusions ou être réduites en poudre et incorporées ponctuellement aux préparations culinaires. 🌿
Et les poils urticants ? La cuisson les neutralise. Le séchage suffisamment avancé et le broyage permettent également de perdre leur caractère urticant. Avec l’ortie fraîche, en revanche, mieux vaut savoir dans quel sens la caresser ! 😆
Clique ici pour voir comment cueillir les orties sans se piquer
Au jardin, rien ne se perd non plus. Les orties coupées constituent une biomasse riche en azote, utilisable en paillage ou au compost. Elles peuvent également servir à préparer un extrait fermenté d’ortie, traditionnellement employé au jardin.
Et laisser quelques massifs d’orties dans ton jardin présente encore un autre intérêt : ils participent à la biodiversité. Plusieurs espèces de papillons utilisent notamment l’ortie comme plante-hôte pour leurs chenilles. 🦋
Bref, je ne sais pas voir l’ortie comme une « mauvaise herbe » à supprimer !
Je la vois comme une ressource spontanée, gratuite et renouvelable, dont je peux valoriser une grande partie… tout en en laissant suffisamment au reste du Vivant. 💚
Vivre en harmonie avec son environnement.
