En posant ce titre, je ne m’attendais pas à une triple peine !
Au départ je voulais simplement relater mes derniers pépins, relatifs à ma santé, sur un organisme affaibli par sur-sollicitation permanente.
Et en voulant me connecter au blog… plus de blog.
Alors insouciante je veux tester sur le site OPP, et là je constate amèrement que celui-ci est piraté. 🫣
Comme quoi, quand on pense qu’on est déjà accablé par les ennuis et une situation précaire épuisante, et bien ça peut toujours être pire !
En attendant qu’un technicien trouve les parades informatiques à ces mésaventures que je ne saurai régler, je vais rédiger, et je publierai ultérieurement…
Répit climatique et maladie
Alors que je me réjouissais de l’accalmie des températures après cette troisième violente vague de chaleur sur la région, l’univers à décidé que je n’en profiterai pas.
Et toc…
Une sorte de bonne grippe m’a clouée sur place fin juin, avec fièvre, angine, sinusite, douleurs musculaires. De mémoire la dernière bonne crève (sans la fièvre et courbature) dont je me souviens remonte à début 2020.
Bref, la totale pour que je lève encore le pied et que j’arrête de forcer contre les éléments.
Ça tombait bien qu’il fasse moins chaud, pour que je reste allongée une partie du temps.
La vie venait me dire de lâcher prise encore, encore plus, autrement. Cesser de m’obstiner à vouloir sauver mes animaux, mes plantations.
Revenir à moi, plus respectueusement.
Un peu violent, car depuis plusieurs semaines, je ne faisais déjà plus grand chose (à mes yeux…), alors faire encore moins semblait aberrant pour moi.
Mais je n’ai pas eu le choix, car outre la douleur, la fièvre rendait mes actions plus lentes et moins précises.
Faire le minimum vital pour les animaux, abandonner les plantations 😢
La bronchite qui s’invite…
Dès le troisième jour, la toux a commencé à me harceler. Sur un système respiratoire déjà chroniquement défaillant… ça fait mal.
Les crises s’accentuant dès que je m’allongeais, rendant le sommeil impossible.
Youpi !! Dans les meilleurs jours, je parvenais lamentablement à cumuler 3h (par 24h) en plusieurs « micro dodo ». Drôlement réparateur comme situation !
Chaque jour je m’épuise un peu plus, chaque jour ma résilience baisse, pour finir par atteindre le seuil zéro. Graphique à plat. Totalement.

En théorie, lorsqu’on touche le fond… on ne peut que se propulser pour remonter, non ?
Toux d’irritation chronique
C’est plus fun en alternant, donc mon corps mixe au hasard entre les toux expectorantes nécessaires à rejeter les déchets, et les crises où je manque toujours de vomir dans le meilleur des cas, de m’étouffer au pire.
Un vrai bonheur.
4 ou 5 flacons de sirop plus tard, cela fait 10 jours que tousser m’épuise. J’en ai des courbatures aux abdos et le long des côtes !
Mais je dois avouer que mes petites mixtures aux plantes semblent avoir limité considérablement les impacts des crises.
Retour de la chaleur et de l’air extrêmement sec
Les températures ont retrouvé leur routine, au dessus des 35°, l’air lorsqu’il y en a, est irritant, sec, poussiéreux, et parfois enfumé des relents de fumées liés aux incendies autour de chez moi.
Chaque inspiration est alors un supplice, me brulant la gorge, les sinus, la trachée, les bronches.
Ça fait 15 jours et je tousse encore par période, et surtout lorsque je m’endors…
Dans les meilleurs jours je parviens péniblement à cumuler presque 4h de sommeil. Le déficit ne fait que se creuser, augmentant la fatigue déjà intense.
Ma capacité de raisonnement déjà diminuée par le burn-out, vacille encore plus.
J’ai conscience de tout ça. L’avantage de n’avaler aucune drogue chimique. Ou l’inconvénient.. ? Va savoir !
Car inévitablement, le moral en prend un très gros coup…
Option repos diurne
J’ai pris le parti d’écouter des livres et de résoudre des puzzles sur mon smartphone. En position semi allongée dans le bâtiment sur le lit de camp, pour une fraicheur relative.
Une fois mes heures de travail aux animaux réalisées, et quelques obligations, l’objectif est de « ne rien faire » de physique, ni d’intellectuel au bureau.
Malgré cela, ma résilience est toujours à plat.
J’ai conscience que le jeûne aurait été la meilleure option de guérison. Toutefois, mon sac de volonté étant totalement vide depuis longtemps, je n’y parviens plus.
L’envie est là, chaque matin, et puis je craque. Compulsion alimentaire, le retour ! 🤬
Même si je ne fais que l’équivalent d’un repas quotidien étalé sur plusieurs heures, c’est trop pour un organisme épuisé et au bout du rouleau.
Et en rédigeant ces lignes je constate à quel point j’ai la solution, sans toutefois parvenir à la mettre en oeuvre. Incroyable.
Suite au prochain épisode !
Bon été à tous et toutes dans cette chaleur souvent accablante!
