Été 2000, Bretagne Sud
Sonnerie sur mon portable (les premiers « Ola » vendus en France !). C’est Toi.
Plusieurs mois que tu n’avais pas donné signe de vie, une fois de plus. J’entends déjà les battements de mon coeur dans mes tempes, et je les ressens à travers mes côtes, comme s’ils allaient exploser ma poitrine.
C’est violent, comme toujours. Un tsunami émotionnel qui me bouleverse invariablement.
Ça ne s’explique pas, c’est ainsi. Magnétique, renversant, destructeur.
Je reconnaitrai ta voix, parmi des milliers, où que tu sois. J’aimerai te dire Ô combien je t’aime toujours, ô combien ce coup de fil me fait plaisir, mais les mots ne sortent pas.
A quoi bon ? Demain tu ne t’en souviendras peut-être même pas. Sans doute que tu ne te rappelleras même pas avoir téléphoné.
Une fois de plus.
Je t’écoute, bien que tes propos ne soient pas tous cohérents, d’entendre me fait du bien. Et puis surtout, cela valide que ce lien unique entre nous existe toujours. Et il n’a pas de prix.
Enfin si…
Le prix de l’attente, de l’espoir, du doute, de l’angoisse,
de la peur qu’un jour me parvienne cette mauvaise nouvelle qui me hante depuis notre rencontre : « décédé de mort violente« .
Quatre mot apparus comme une évidence, le jour où j’ai plongé dans le gris bleu tourmenté de tes yeux.
Plus qu’une intuition, un flash, une évidence : c’était écrit, et ça me ronge depuis 1991.
Cette douleur indescriptible mais si perceptible que j’ai immédiatement décelée dans ce premier regard, nous tirait perpétuellement et invariablement vers le bas. Quoi que l’on fasse.
Inconsciemment j’ai voulu partager cette douleur, ce qui n’a fait qu’empirer le processus destructeur enclenché à notre insu.
Ce chaos à eu raison de notre couple, mais pas de notre amour ni de ce lien si particulier qui a perduré au fil des années.
Magnétique, fusionnel, difficilement explicable.
Tu veux que je te parle de moi à présent ! Que vais-je dire pour ne pas te faire fuir, te trahir ou te décevoir ? Cruel dilemme encore une fois.
{…}
Et soudain, le bip de la tonalité résonne dans mon téléphone, indiquant que la communication depuis Santa Barbara (Californie) vient d’être coupée. Le coeur battant, j’attends patiemment que tu rappelles.
2026
Ce bip résonne toujours à mes oreilles aujourd’hui, à travers tout mon être. Il ne me quittera plus. Jamais.
Comme l’intonation et le son de ta voix, comme ton regard, comme ton amour… Pour toujours. 💔
Le texte ci-dessus est extrait de mon livre « Ton absence, cette présence qui guide mes pas ».
C’est un récit personnel écrit pour survivre à l’absence, au manque de l’autre et à l’attraction de ce lien puissant qui nous uni.
👉🏼 Une histoire commencée il y a plus de 30 ans, et qui a resurgi brutalement en 2025, avec la violence d’un tsunami.
➡️ Découvre l’intégralité du récit en cliquant ICI
Une version audio sera prochainement disponible également… toutefois, tu comprendras à lecture de l’histoire, que j’ai besoin de plus de temps que prévu, pour réaliser les bons enregistrements…😉
Découvrir ce livre et mon histoire, c’est aussi une façon pour toi de contribuer à la persistance de ce blog, de mes partages et expériences en tout genre. Alors merci d’avance pour ce petit geste qui fera la différence. 🙏🏼

