🌱 Hivernage du pied de tomates Miel du Mexique : mon test (un peu fou) de l’année !
Aujourd’hui, je t’emmène dans une nouvelle aventure potagère… très expérimentale !
Tu te souviens sûrement de mon tomatier Miel du Mexique, celui qui poussait dans le parc à poules, qui avait fait un énorme buisson, et qui m’a offert des tomates jusqu’à fin octobre ?
Eh bien… l’histoire n’est pas terminée !
Après les dernières récoltes, j’ai décidé de tenter un truc que je n’avais encore jamais fait :
👉 hiverner un pied de tomate.
Oui oui, tu as bien lu : Hiverner un tomatier.
Et évidemment… c’est pour ce cher Miel du Mexique que je choisi cette option test un peu folle. Mais comme on dit aussi : qui ne tente rien, n’a rien !! Alors je tente !
🍅 Étape 1 – Dernières récoltes avant l’hiver
J’ai cueilli les dernières tomates rouges la veille de l’opération de transplantation chirurgicale. Elles sont toujours aussi bonnes !
Et aujourd’hui, j’ai rempli un seau entier de tomates vertes avant de tailler le pied. Ces jolies petites tomates vont finir en cuisine pour un chutney créatif & intuitif (évidemment 😉).
Ensuite… place à l’opération en compagnie de mes assistantes Mouss’, M’Ang, Rayah et Biskot’, toujours aux premières loges dans les bons coups !
🧹 Étape 2 – Taille et déracinement
Le tomatier avait encore la forme d’un petit buisson touffu. J’ai donc taillé de manière sévère en ne conservant que le « tronc » et quelques mini pousses vertes dessus. Puis… délicatement sorti tout le pied de terre. Les racines étaient plus importantes et longues que ce que j’aurai imaginé.
L’avantage était que le sol était meuble, car beaucoup amendé de sorties de poulailler (mon fameux mélange copeaux-fientes ultra riche !). Facile à faire, sans forcer, et sans rien casser sur la plante.
Le pied est venu facilement, je lui avais expliqué tout ce que j’allais faire, afin de réduire son stress. Ceci favorisera certainement l’adaptation à l’hivernation dans un lien qu’il ne connait pas, entouré d’autres végétaux en latence pour la saison froide.
Et comme toujours, j’ai eu droit à…
🐔 la pédicure des poules !
Elles vérifient, grattent un peu, inspectent le pied… bref, inspection sanitaire obligatoire. Ponction de quelques vers de terre au passage !!

Jardiner avec les poules est toujours un instant privilégié de partage, d’émerveillement et d’amusement. Je ne me lasse pas !
Ces 4 poules ont été élevées chez moi, avec moi 🐥 et sont donc particulièrement proches et présentes, quoi que je fasse. Ce sont donc des moments de joie partagée lorsque nous sommes ensemble et qu’elles bricolent ou jardinent avec moi. Ces instants nous lient et nous relient.
Ces minutes en commun sont une véritable source de bonheur pour moi. La magie du vivant, de la complicité, de l’instant présent, sans autre pensées. ✨
Et en prime : c’est gratuit !! 💚
🪴 Étape 3 – Mise en pot
J’ai préparé un pot assez profond, rempli d’un mélange léger :
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un peu de terreau de l’endroit où il était,
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un peu de compost, de la terre et du sable
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du paillage sur le dessus.
Puis j’ai délicatement installé le tomatier à l’intérieur, face à la fenêtre de la pièce.
Pour l’aider à tenir debout et soutenir le tronc assez long, j’ai croisé deux petits tuteurs en bambou.
Un vrai petit cocon d’hiver.

❄️ Étape 4 – Tomatier à l’abri… on croise les doigts !
Le pot va maintenant passer l’hiver à l’abri, dans un espace frais et lumineux, mais hors gel.
L’objectif ?
➡️ Voir si le pied survit.
➡️ Et encore mieux : découvrir s’il redémarre au printemps !
C’est une astuce qu’on m’a partagée.
Aucune idée si ça fonctionne… mais comme cette variété en vaut vraiment la peine, je tente.
Et j’adore ça : apprendre, tester, observer, expérimenter.
Le vivant répond toujours — parfois comme on s’y attend, parfois d’une façon inattendue.
🌿 Pourquoi hiverner un pied de tomate ?
Petit point pédagogique pour toi :
➡️ Certaines variétés anciennes peuvent repartir de souche si on les garde hors gel.
➡️ Cela peut faire gagner du temps de croissance au printemps.
➡️ Et parfois produire énormément plus qu’un semis classique.
Et surtout, je repartirai avec le meilleur pied de la saison passée. Donc potentiellement productif. 👍🏼
L’hivernation fonctionne mieux :
🌱 en intérieur non chauffé (5 à 12°C), ou sous serre selon ta région.
🌱 lumière douce mais suffisante,
🌱 arrosages très légers (pour éviter la pourriture),
🌱 taille réduite pour limiter la fatigue du pied.
Ce test est simple, amusant… et ça peut donner de très belles surprises !
🌻 Leçon du jour : oser essayer
C’est peut-être ça, le plus beau dans le jardin :
✨ Tester sans certitude.
✨ Apprendre en faisant.
✨ Observer ce que la vie nous offre et nous raconte.
Mon tomatier Miel du Mexique a déjà été l’une des belles réussites de cette année, s’il redémarre au printemps, on ouvrira une bouteille (de jus de tomates 😅) !
Sinon ? Eh bien… j’aurai appris quelque chose de plus.
Et toi, tu as déjà tenté l’hivernation d’un pied de tomate ?
As-tu des astuces à ce propos ? Des échecs ou des réussites ?
Raconte-moi ça en commentaire, j’adore te lire 🌿💛
