Tu le sais, je suis une grande fan de l’optimisation, et je déteste le gaspillage ! Hier je te parlais de jardinage triplement intelligeant avec la menthe, aujourd’hui comme promis, j’optimise ma cueillette de consoude.
Les pieds mère de consoude
Pour mon activité du jour, je choisis le second pied mère de consoude, le premier ayant énormément souffert de la sécheresse, il repart seulement. Hors de question de prélever sur ce dernier.
J’opte donc pour celui planté l’an passé sur les bandes de potager côté route qui est devenu magnifique, malgré un début estival difficile pour lui aussi.
Au printemps j’avais déjà mis plusieurs plants et rejets en terre, qui avaient bien démarré. Mais ça, c’était avant les vagues successives de chaleur. La majorité des plants ont séché et péris.
Par conséquent je recommence des plants en pot pour les installer ensuite dans les parcs, lorsqu’ils seront vigoureux.
Obtenir de nouveaux pieds est donc l’objectif principal d’aujourd’hui!
🌿 La consoude, une précieuse alliée du jardin
La consoude (Symphytum spp.) est une plante vivace particulièrement robuste, connue pour son système racinaire puissant et profond. Une fois bien installée, elle forme théoriquement une touffe généreuse qui repart chaque année et produit une importante quantité de feuilles.
C’est justement cette biomasse qui la rend si intéressante au jardin. Ses feuilles peuvent être coupées plusieurs fois dans la saison et utilisées comme paillage, ajoutées au compost ou transformées en extrait fermenté (« purin de consoude »). En se décomposant, elles restituent progressivement les éléments minéraux qu’elles contiennent au sol.
Sa floraison en petites clochettes attire également de nombreux pollinisateurs, notamment les bourdons. 🐝 Elle trouve donc facilement sa place dans un jardin où l’on cherche à favoriser la biodiversité.
Autre particularité amusante : la consoude est une championne de la multiplication végétative. Un morceau de racine oublié dans le sol peut donner naissance à un nouveau pied ! C’est très pratique lorsqu’on veut la multiplier… beaucoup moins lorsqu’on décide soudain qu’on ne la voulait finalement pas à cet endroit. 😆
Enfin ça … c’est la théorie !
Prélever des rejets de consoude
Ayant à ce jour peu de résultats intéressants avec les bouts de racine, je préfère prélever un rejet situé autour du pied mère. Ce n’est ni plus ni moins qu’un morceau de racine qui présente déjà des tiges et feuilles. La racine est tendre et facile à diviser au sécateur ou d’un coup de bêche.
J’installe ensuite chaque petit plant en devenir dans un pot rempli de terreau maison. Je taille une bonne partie des feuilles pour stimuler le développement racinaire en priorité.
Arrosage généreux à base d’une eau magique bourrée d’hormones naturelles de croissance. Si tu veux que je te dévoile mon secret qui est encore une méga optimisation, dis-le moi en commentaire 😉. Installation des pots sur les tables de la « pépinière » pour un maximum d’ombre au départ.
Utilisation des feuilles coupées
Le concept étant l’optimisation et l’absence de gâchis, les belles feuilles avec une tige solide, partent dans la jauge de bouturage rejoindre les branches de menthe. Les feuilles coupées seront utilisées en cuisine, pour une poêlée printanière avec des orties. 😋
Elles auraient aussi pu être avantageusement utilisées à titre médicinal, pour une décoction ou la confection d’un baume, comme je l’avais déjà fait l’an passé pour soigner cette fracture au poignet.

Le reste des tiges et feuilles est coupé en petits bouts puis mis dans le fond des pots. Excellent engrais vert, rien ne se perd !
Comme tu le constate, tout de ce qui a été prélevé est utilisé et optimisé !

Surprenant rejet…
Et surprise !! En coupant les feuilles des rejets, je remarque que l’un d’eux est totalement différent… 🤔
Mais vraiment différent des autres et c’est le seul comme ça ! Je suis même retourné voir sur le pied mère, pour confirmer.
Je me renseigne sur ce cas étonnant, et on en parle prochainement !

