🥄 Mini-lacto fermentation : mes premiers tests (sans sel… ou presque !)
Aujourd’hui, je t’emmène dans ma cuisine pour une expérience que je n’avais encore jamais tentée : la lactofermentation maison.
Oui oui, tu as bien lu ! Moi qui mange sans sel depuis plus de quinze ans, j’avais toujours fui ce procédé à cause du goût bien trop salé des lactos que j’aivais l’opportunité de goûter.
Et puis… en me renseignant de ci de là, j’ai découvert quelque chose qui a changé mes a-prioris.
👉 On peut choisir la quantité de sel que l’on met dans sa saumure.
👉 Et même la réduire très fortement quand on veut une lacto douce, légère, et adaptée à un ventre sensible.
À partir de là, il ne m’en fallait pas davantage pour lancer une série de tests maison en version… mini !
Pourquoi maintenant ?
Tu le sais peut-être si tu me suis : ces dernières semaines, j’ai traversé une période un peu délicate au niveau santé.
Entre les intestins en vrac, la tension dans le diaphragme, le lumbago qui tirait en miroir… bref, tout se répondait joyeusement dans mon corps.
Là, ça commence enfin à se calmer.
Et j’ai eu envie de soutenir cette remontée avec quelque chose de doux, vivant, progressif :
la mini-lacto fermentation en petite quantité.
Pas le truc costaud, salé, acide.
Non : une lacto à ma façon, dans de tout petits bocaux, avec une saumure très légère.

La mise en place : 8 mini-bocaux pour démarrer
J’ai préparé une saumure toute simple :
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5 g de sel gris pour 1 litre d’eau
(autant dire rien du tout pour les puristes… mais parfait pour mon palais !)
Et j’ai choisi de travailler en micro-volumes : des bocaux de 300 ml, que je remplis de 2/3 à 3/4 de légumes, selon ce que j’avais sous la main. D’où le terme de Mini-Lacto fermentation.
Finalement, je me suis retrouvée avec 8 pots tests :
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butternut
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pomme
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carotte
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navet blanc
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radis violet
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chou-fleur
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chou rouge
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betterave
De quoi observer, comparer, sentir comment chaque légume réagit — et ce que mon corps préfère.
Je découvre et j’apprends en m’émerveillant, rien de mieux pour le moral ! 🤩
Et chez les neuro-atypiques, la nouveauté et l’apprentissage c’est un des moteurs les plus puissants pour aller de l’avant ! (Nous en reparlerons, ce n’est pas le sujet ici !)
Je documente tout… mais ce n’est pas un tuto sur la mini-lacto !
Attention : Je le redis ici très clairement :
💛 ce n’est pas un guide à suivre les yeux fermés.
Je suis en pleine expérimentation.
Alors je tâtonne. J’observe. je cherche à comprendre.
Je te partage tout parce que j’aime t’emmener avec moi dans ces essais, mais ce n’est pas une recette validée. Pas encore.
👉🏼 Donc ne reproduis pas forcément exactement ce que je fais.
Toutefois, rien ne t’empêche de suivre le cheminement si ça t’inspire, et d’adapter à ta sauce.
Mon premier pot : la butternut
J’ai commencé avec la butternut, coupée en petits cubes de 1 à 1,5 cm.
Et là… premier apprentissage immédiat :
👉🏼 la butternut flotte ! 😅
Quand je dis que c’est de l’initiation à la lactofermentation… ce n’est pas pour rien !! Je découvre complètement le processus !
J’ai donc ajouté une cale de butternut (un morceau un peu plus large), que je place en surface, coincé sous le rebord du pot pour garder tout le reste immergé. La fameuse « cale » sera condamnée — elle ne sera pas consommée puisqu’elle n’est pas totalement sous la saumure.
Et là je me dis que j’ai été inspirée (sans le savoir) de choisir des bocaux avec une ouverture plus étroite que la largeur du pot ! 🫙👍🏼
Honnêtement ?
J’ai un peu trop rempli mes bocaux… Mon syndrome d’optimisation poussé à l’extrême m’a chuchoté : « pas de gaspillage, il reste de la place ! » Alors j’ai rempli en oubliant que j’avais lu (certes un peu vite) qu’il fallait remplir de légumes au 2/3 du bocal !! 🤭

Dans Mini-Lacto, il y a mini… que j’ai un peu occulté !! J’ai fait du maxi remplissage pour mon essai de mini-lacto fermentation… 🫣
Comme c’est un test, et bien j’apprends en avançant. Mes erreurs seront probablement mémorables et je ne les reconduirais pas.
Je ferai mieux la prochaine fois !
Comme il est prévu que cela fermente doucement… ça devrait limiter les « explosions » et je veillerai à ouvrir les pots dans l’évier pour limiter les dégâts au cas où !! 😆
Une chance : la température est basse à cette saison
Dans mon mobile-home, l’hiver, je ne chauffe pas beaucoup, car c’est très énergivore, que je suis souvent dehors, et que la confrontation au froid est saine pour la santé globale.
👉🏼 10 à 15°C en moyenne.
C’est parfait comme température, car :
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la lactofermentation ne va pas monter trop vite,
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les saveurs vont rester douces,
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et ce sera beaucoup plus confortable pour mon ventre sensible.
J’ai donc affiché sur mon frigo mon petit protocole maison :
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quel légume surveiller en premier,
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quel jour l’ouvrir,
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quels signes observer.
Je vais maintenant suivre l’évolution des 8 pots au fil des jours, sans rien brusquer.
Je me sens comme un petit chimiste ou un détective en herbe, parti à l’exploration des mystères du Vivant !! J’adore ! 😻

Et maintenant ?
Maintenant… on attend.
On observe.
On goûte au bon moment.
Et on voit ce que la vie nous raconte à travers ces premiers petits bocaux précieux de mini-lacto fermentation.
Je te partagerai tout ça :
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mes découvertes,
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mes sensations,
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ce que j’aime ou pas, et pourquoi
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et comment mon corps réagit à cette alimentation vivante.
Mon objectif n’est pas d’être parfaite.
Mon objectif est d’apprendre, d’expérimenter, et de retrouver une digestion plus sereine avec des aliments simples et vivants.
Je m’informe également sur d’autres façons de faire, et particulièrement sans sel, en râpant les légumes, comme expliqué dans cette vidéo. Ce sera pour les prochains tests !
N’hésite pas à me dire ce que tu as déjà testé, comment et pourquoi, et ce que tu préfères !
Tu peux aussi partager ta meilleure recette, je pourrai m’en inspirer !
À très vite pour le suivi de cette aventure de mini-lacto fermentation !
Et d’ici là…
💚 Je te souhaite le meilleur à toi, créateur de ton bonheur.

Bravo pour l’expérimentation! Je vais suivre ça de près, ça fait un moment que j’y pense (et ne fait qu’y penser…) J’aimerais tenter le chou rouge. Pour moi grande consommatrice de choucroute (le chou, pas les saucisses 😉 ), ça me fera voir la vie en rose…
Et bien écoute Caroline, je pense que c’est une alternative qui laisse pas mal de champs libres, et que l’on peut créer de différentes manières, sans se prendre la tête. Je suis tombée aujourd’hui sur une vidéo de mon mentor, qui laisse place à un invité bulgare, pour montrer ses recettes de lacto. C’est assez intéressant de voir la vraie liberté que ce donne cette personne, quand à la façon de faire. Je trouve ça génial en fait… Tu fais comme ça vient !
Je mets le lien de la vidéo si tu souhaites regarder : https://www.youtube.com/watch?v=Y30g4W-2mSw